La disparition des enfants Beaumont

Somerton Park, Australie du Sud, janvier 1966.   Jane, 9 ans, Arnna, 7 ans et Grant, 4 ans, quittent leur domicile pour aller passer la journée à la plage, mais ils ne rentreront jamais à la maison.

Le matin du 26 janvier 1966, les enfants Beaumont demandent à leur mère de se rendre à Glenelg Beach. Comme il faisait trop chaud pour marcher, ils ont fait un trajet en bus de cinq minutes et trois kilomètres entre leur domicile et la plage.  Les enfants ont pris le bus à 8 h 45 et devaient rentrer chez eux par le bus de midi.

Leurs parents Jim et Nancy Beaumont s’attendaient à ce que les enfants rentrent à la maison à 14h00.

Ne voyant pas les enfants arriver, Nancy s’inquiète.  Quand Jim rentre à la maison après son voyage vers 15h00, il se rend immédiatement à la plage qui est bondée.  Incapable de retrouver les enfants, il revient à la maison et commence à fouiller les rues et visiter les maisons d’amis.

C’est vers 17h30, que Nancy et Jim décident de se rendre au poste de police de Glenelg pour signaler la disparition de leurs enfants.

À 19h20, le bureau de police des femmes d’Australie du Sud signale la disparition des enfants.  Le père et la police effectuent une fouille plus approfondie de la plage.

20h40 – La police locale fouille l’estran de Brighton.  Ils fouillent également West Beach et Henley Beach à la recherche d’enfants.

21h50 – Les volontaires de l’escadron de sauvetage en mer proposent de fouiller le littoral de leur propre chef.

22h00 – La police vérifie avec le père qui rapporte qu’il a parlé avec des amis et des parents et ne peut pas localiser les enfants. Le père autorise la police à alimenter les radios en annonces publiques.

22 h 17 – Trois policiers rapportent qu’ils ont fouillé des navires à Boat Haven et sur les pelouses environnantes, les enfants n’ayant pas été aperçus.

Dans les jours qui suivent la disparition des enfants, des foules de personnes se rassemblent regarder la police dans leur recherche.

Des volontaires ont aidé la police dans ce qui a été la recherche à plus grande échelle de l’histoire de l’Australie-Méridionale.

Une femme a déclaré à la police qu’elle avait parlé avec trois enfants, dont la description était similaire aux enfants Beaumont, près du refuge vers 19h00 le jour de la disparition. Plusieurs cadets de la police et membres du groupe des opérations d’urgence ont fouillé la zone, mais rien n’a été trouvé.

La plage a été passée au peigne fin, les canalisations ont été vidangées et des centaines de témoins se sont manifestés.

Plusieurs témoins oculaires ont vu les enfants Beaumont jouer dans les arroseurs de la réserve de Colley avec un homme grand, blond et au visage mince qui semblait avoir la trentaine.

Un portrait-robot d’un homme blond a été produit.

La police a recherché l’identité de cet homme dans les mois et les années qui ont suivi la disparition, mais il n’a jamais été retrouvé.

Plus de 30 ans plus tard, en 1998, des liens ont été établis avec le présumé meurtrier d’enfants et délinquant sexuel en série Arthur Stanley Brown, qui correspondait à la description d’un homme blond au visage mince.

Il avait été arrêté et accusé du meurtre de deux sœurs en 1970 sur la Flinders Highway dans le Queensland. Il avait 86 ans au moment de son arrestation et sa photo était partout dans les médias.

Sa ressemblance avec le croquis de la police était indéniable.

La police sud-australienne a enquêté sur cette piste mais n’a trouvé aucune preuve concrète suggérant qu’il était impliqué dans la disparition des enfants Beaumont, ou qu’il se trouvait même à Adélaïde à l’époque.

En 2013, une enquête médiatique très médiatisée a nommé un homme d’affaires local d’Adélaïde, Harry Phipps, comme suspect potentiel.

Il a été accusé par son fils Haydn, qui avait 15 ans lorsque les enfants ont disparu et affirme les avoir vus dans sa maison familiale à Glenelg.

La maison Phipps était juste en haut de la route de la réserve de Colley où les enfants Beaumont ont été vus jouant avec un homme dans les arroseurs.

Deux ouvriers se sont également manifestés en disant que M. Phipps les avait payés pour creuser un trou sur le site d’une usine dans les jours qui ont suivi le 26 janvier 1966.

Cette information a conduit à une perquisition de l’usine New Castalloy dans la banlieue de North Plympton, qui appartenait autrefois à Phipps.

Les recherches n’ont rien révélé.

La police est revenue en 2018 et a fouillé le site, mais encore une fois, elle n’a rien trouvé reliant le site aux enfants disparus.

Bien que la recherche n’ait rien trouvé d’intéressant, il y a un nouvel espoir que ce mystère puisse être résolu un jour.

Les enfants Beaumont sont toujours portés disparus.

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