Archives de catégorie : Histoires internationales

Le Mystère du Mothman : L’Énigmatique Créature de Point Pleasant

L’histoire du Mothman est l’une des énigmes les plus captivantes et déconcertantes du monde des phénomènes paranormaux. Cette créature énigmatique, mi-homme, mi-oiseau, aux yeux lumineux et aux ailes déployées, a hanté la ville de Point Pleasant, en Virginie-Occidentale, dans les années 1960. Son existence continue de fasciner et d’intriguer les amateurs de mystères non résolus à travers le monde.

Les Origines du Mythe

L’histoire du Mothman trouve ses racines dans la soirée du 15 novembre 1966, lorsque cinq hommes creusaient une tombe dans un cimetière près de Point Pleasant. Soudain, ils furent témoins d’une vision terrifiante : une créature humanoïde gigantesque, munie d’ailes et aux yeux lumineux rouges. Ce fut le début de la légende du Mothman.

Les témoins décrivirent cette créature comme étant d’une taille impressionnante, mesurant environ trois mètres d’envergure, avec la capacité de planer dans les airs. Les rencontres avec le Mothman se multiplièrent dans les semaines qui suivirent, provoquant une panique croissante parmi les habitants de Point Pleasant.

Le Bridge de Silver Bridge et la Malédiction du Mothman

Le 15 décembre 1967, un événement tragique scella le destin du Mothman et de la ville de Point Pleasant. Le pont d’argent (Silver Bridge), reliant la Virginie-Occidentale à l’Ohio, s’effondra soudainement pendant l’heure de pointe, causant la mort de 46 personnes. Cette catastrophe est devenue un tournant majeur dans l’histoire de Point Pleasant, et certains habitants commencèrent à associer le Mothman à cette tragédie.

Certains ont prétendu que la créature était un messager d’avertissement, apparaissant pour prédire la catastrophe imminente. D’autres ont affirmé qu’il était la cause même de la tragédie. Quoi qu’il en soit, le Mothman devint le symbole d’une malédiction qui pesait sur la ville.

Les Théories et les Légendes

Plus de 50 ans se sont écoulés depuis ces événements, mais le Mothman continue d’alimenter les débats et les spéculations. Plusieurs théories ont émergé pour expliquer sa présence, allant des créatures cryptides aux extraterrestres, en passant par les manifestations paranormales.

Certains considèrent les apparitions du Mothman comme un signe d’avertissement, une manifestation de forces surnaturelles qui préviennent de catastrophes imminentes. D’autres pensent que c’était une entité extraterrestre, venant de loin pour observer et étudier les humains.

La Légende Moderne

Aujourd’hui, le Mothman est devenu une légende moderne. Point Pleasant a érigé une statue en son honneur, et un festival annuel lui est consacré. Des chercheurs continuent d’explorer les témoignages et les preuves photographiques, tout en essayant de percer le mystère de cette créature légendaire.

Que vous croyiez au Mothman ou que vous le considériez comme une simple légende urbaine, son histoire reste l’une des plus fascinantes dans le monde du paranormal. Elle nous rappelle que même dans le monde moderne, il existe encore des mystères inexpliqués qui continuent de hanter notre imagination. Et qui sait, peut-être que le Mothman continue de veiller sur Point Pleasant, prêt à réapparaître lorsque le mystère qui l’entoure sera enfin résolu.

Les Racines Obscures des Procès de Salem

La tragédie des procès de sorcellerie de Salem a été précédée par un contexte complexe de peurs et de croyances qui ont préparé le terrain pour l’explosion subséquente de l’hystérie collective. Ces événements ont laissé une empreinte indélébile sur l’histoire de l’Amérique coloniale et continuent d’intriguer les chercheurs et les historiens à ce jour.

Au tournant du XVIIe siècle, la Nouvelle-Angleterre était une colonie en pleine expansion, principalement peuplée de Puritains, des protestants rigoristes qui avaient quitté l’Angleterre pour échapper à des persécutions religieuses. Parmi ces colons, ceux de Salem Village devaient faire face à des conditions de vie difficiles. La région était marquée par des tensions découlant de rivalités économiques et sociales avec la ville voisine, Salem Town, qui jouissait d’une prospérité supérieure.

En outre, les colons de la Nouvelle-Angleterre étaient profondément enracinés dans leurs convictions religieuses. Ils croyaient fermement en l’existence du surnaturel et en la menace constante que représentait Satan, susceptible d’influencer leur quotidien. La croyance en la sorcellerie n’était pas nouvelle et avait été héritée de l’Europe, où des chasses aux sorcières avaient eu lieu au cours des siècles précédents.

La colonie était également confrontée à des défis et à des menaces extérieures. Les relations tendues avec les tribus amérindiennes voisines suscitaient des inquiétudes quant à d’éventuelles attaques. De plus, la colonie avait été récemment touchée par une épidémie de variole, qui avait semé la mort et la terreur parmi la population.

Tous ces facteurs ont contribué à créer un climat de peur, de méfiance et de stress au sein de la colonie. Les colons étaient prêts à voir la main du diable dans tous les phénomènes inexpliqués, à attribuer des événements mystérieux à la sorcellerie, et à suspecter leurs voisins de pratiquer des actes maléfiques.

C’est dans ce contexte qu’en janvier 1692, deux jeunes filles, Betty Parris et Abigail Williams, ont commencé à manifester des symptômes étranges. Leurs contorsions, cris et comportements inhabituels ont immédiatement suscité des inquiétudes. Le médecin local, William Griggs, n’a pas pu expliquer ces symptômes d’un point de vue médical, alimentant ainsi les craintes que les filles étaient possédées par des forces maléfiques.

Le diagnostic d’ensorcellement a été rapidement établi, jetant de l’huile sur le feu. D’autres jeunes filles de la communauté ont commencé à manifester des symptômes similaires, créant une atmosphère de panique. Le nom de Tituba, l’esclave originaire des Caraïbes au service des Parris, a rapidement été associé à ces événements mystérieux, entraînant son arrestation. Les accusations se sont ensuite propagées à d’autres individus, dont Sarah Good et Sarah Osborn, parmi d’autres.

Les procès de sorcellerie de Salem ont été précédés d’interrogatoires et d’enquêtes qui ont rapidement dégénéré en une hystérie collective. Les accusations de sorcellerie ont fusé dans toutes les directions, et de plus en plus de personnes ont été accusées à mesure que la terreur se propageait. Certaines personnes ont été contraintes de «reconnaître» leur implication dans la sorcellerie, alimentant davantage le cycle des condamnations.

La situation s’est rapidement enlisée, et les procès se sont caractérisés par des scènes de convulsions, de contorsions et de cris dans la salle d’audience. Les autorités locales se sont retrouvées dépassées par l’ampleur de la crise. Le nouveau gouverneur du Massachusetts, William Phips, a finalement ordonné la création d’un tribunal spécial chargé de traiter les affaires de sorcellerie dans les comtés de Suffolk, Essex et Middlesex.

Les procès eux-mêmes ont été marqués par des condamnations rapides et sans pitié. Bridget Bishop a été la première à être pendue en juin 1692, suivie de nombreuses autres exécutions. La situation a atteint son paroxysme avec l’exécution de Martha Corey et de Rebecca Nurse, deux membres respectés de la communauté.

Les personnes accusées étaient souvent contraintes de «reconnaître» leur implication dans la sorcellerie ou de dénoncer d’autres personnes supposément sorcières, contribuant ainsi à un cycle infernal de condamnations.

Cependant, au fur et à mesure que l’année 1692 avançait, l’opinion publique a commencé à changer. Les doutes quant à la validité des preuves et le caractère injuste des condamnations se sont intensifiés. Le gouverneur Phips a finalement dissous le tribunal spécial, mettant ainsi un terme à la chasse aux sorcières.

Les conséquences de cette tragédie ont perduré. Les familles des personnes exécutées ont été marquées par la honte de ces procès injustes. En 1697, la Cour générale du Massachusetts a instauré un jour de jeûne en mémoire des tragédies des procès de sorcellerie de Salem. Samuel Sewall, l’un des juges impliqués, a publiquement présenté ses excuses pour son rôle dans ces procès. Cependant, la douleur et la stigmatisation ont continué d’affecter la communauté.

Ce n’est qu’en 1711 que la colonie du Massachusetts a adopté une législation visant à réhabiliter la réputation des personnes condamnées et à fournir une compensation financière à leurs héritiers. Néanmoins, les séquelles de cette tragédie ont continué à peser sur la communauté de Salem pendant des décennies.

L’héritage des procès de sorcellerie de Salem a perduré bien au-delà du XVIIe siècle. En 1953, l’auteur Arthur Miller a utilisé ces événements comme toile de fond pour sa pièce «The Crucible», une allégorie des «chasses aux sorcières» anti-communistes menées par le sénateur Joseph McCarthy dans les années 1950. Cette œuvre a rappelé au monde la fragilité de la justice et les dangers de l’hystérie collective.

Pour honorer la mémoire des victimes des procès de sorcellerie de Salem, un mémorial a été inauguré en 1992 par l’écrivain et survivant de l’Holocauste Elie Wiesel. Cela témoigne de l’impact durable de ces événements tragiques sur la mémoire collective de l’Amérique et du monde entier.

Les Origines d’Halloween : Une Fête Ancienne de Traditions et de Mystères

Halloween, une des fêtes les plus appréciées du monde occidental, est célébrée chaque année le 31 octobre. Cette journée est caractérisée par des costumes effrayants, des citrouilles sculptées, des bonbons, et une ambiance de mystère. Cependant, peu de personnes connaissent véritablement l’origine de cette festivité. Pour comprendre Halloween, il est essentiel de plonger dans l’histoire de cette célébration qui mélange traditions anciennes, folklore et influences culturelles.

Les Racines Celtes : Samhain

L’histoire d’Halloween remonte aux Celtes, un peuple qui vivait dans l’Europe occidentale il y a plus de 2 000 ans. Ils croyaient que l’année était divisée en deux parties : la saison lumineuse, marquée par Beltane le 1er mai, et la saison sombre, débutant le 31 octobre, connue sous le nom de Samhain. Samhain marquait la fin de l’été et le début de l’hiver. C’était une période de transition, où les Celtes croyaient que le voile entre le monde des vivants et le monde des morts s’amincissait.

Les festivités de Samhain étaient marquées par des rituels destinés à apaiser les esprits défunts et à préparer les vivants pour les rigueurs de l’hiver. Les feux de joie étaient allumés, et les citoyens se déguisaient avec des costumes effrayants pour éloigner les esprits malveillants. Les récoltes étaient terminées, et les animaux étaient abattus pour fournir de la nourriture pour les mois à venir.

L’Influence de la Christianisation

Au cours du 7e siècle, l’Église catholique a tenté d’évangéliser les populations celtiques. Pour y parvenir plus facilement, elle a décidé d’adopter des fêtes païennes populaires et de les christianiser. Le 1er novembre, qui était précédemment associé à Samhain, est devenu la fête de la Toussaint, célébrant les saints et les martyrs. Le 2 novembre est devenu le Jour des Morts, consacré aux prières pour les défunts.

Cependant, de nombreuses traditions de Samhain ont survécu à ces changements. Les feux de joie, par exemple, sont devenus les feux de la Saint-Jean. Les costumes et les festivités liées aux esprits n’ont pas disparu non plus. En fait, ces coutumes se sont transformées et ont fusionné avec la Toussaint et le Jour des Morts, donnant naissance à une période de festivités de trois jours : le temps des «Hallowtides.»

L’Émergence de «Halloween»

Le mot «Halloween» est une contraction de «All Hallows’ Evening», ce qui signifie «la veille de tous les saints». Ce terme a été utilisé pour désigner la soirée précédant la Toussaint, et la fête elle-même s’est répandue au fil du temps. En Écosse et en Irlande, où les coutumes celtiques étaient restées fortes, Halloween est devenue une fête populaire. Les gens se déguisaient, allumaient des feux de joie, sculptaient des navets (puis plus tard des citrouilles) pour éloigner les esprits et participaient à diverses célébrations.

Au fur et à mesure de la colonisation de l’Amérique par les Européens, notamment les Écossais et les Irlandais, les traditions d’Halloween ont été exportées aux États-Unis. Là-bas, la fête a évolué pour devenir ce que nous connaissons aujourd’hui.

Jack-o’-lanterns et Citrouilles

L’une des images les plus emblématiques d’Halloween est la citrouille sculptée, connue sous le nom de «Jack-o’-lantern». L’origine de cette tradition remonte à une vieille légende irlandaise. Selon cette légende, un homme nommé Jack aurait piégé le diable et n’aurait libéré ce dernier qu’en échange de la promesse que son âme ne serait pas réclamée par l’enfer. À la mort de Jack, il se vit refuser l’entrée au paradis à cause de ses mauvaises actions, mais il ne pouvait pas non plus entrer en enfer, grâce à l’accord avec le diable. Errant dans l’obscurité, Jack se vit donner une braise par le diable pour éclairer son chemin. Il plaça la braise dans un navet creusé pour la protéger du vent. C’est ainsi que la tradition des lanternes à citrouilles a vu le jour.

À l’origine, les Européens utilisaient des navets pour fabriquer ces lanternes, mais lorsqu’ils sont arrivés en Amérique, ils ont découvert que les citrouilles étaient plus abondantes et plus faciles à sculpter. Les citrouilles sont donc devenues les lanternes d’Halloween que nous connaissons aujourd’hui.

Déguisements et Trick-or-Treat

L’une des traditions d’Halloween les plus appréciées par les enfants est le «trick-or-treat», qui consiste à se déguiser et à aller de maison en maison pour demander des bonbons. Cette tradition a des racines anciennes et variées.

Les Celtes se déguisaient en créatures effrayantes pour éloigner les esprits maléfiques lors de Samhain. Les costumes d’Halloween tels que les sorcières, les fantômes et les monstres trouvent leur origine dans ces croyances.

En Amérique, le «trick-or-treat» a émergé au début du 20e siècle et est devenu une tradition répandue. Les enfants se rendaient de maison en maison en récitant la phrase «Trick or treat!» (Un tour ou un bonbon !). Si les propriétaires de la maison ne donnaient pas de bonbons, les enfants avaient le droit de jouer un tour à la place.

L’Influence de la Culture Populaire

Au fil des décennies, Halloween est devenue une fête de la pop culture. Les films d’horreur, les séries télévisées et les décorations effrayantes sont devenues une partie intégrante de la célébration.

Les films emblématiques comme «Halloween» de John Carpenter et la série «Scream» ont contribué à renforcer l’association entre Halloween et l’horreur.

De plus, les parcs d’attractions et les maisons hantées ont proliféré pendant la saison d’Halloween, offrant aux amateurs de frissons l’occasion de vivre des expériences terrifiantes en toute sécurité.

Halloween dans le Monde d’Aujourd’hui

Aujourd’hui, Halloween est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde. Bien qu’elle soit la plus associée à l’Amérique du Nord, la fête s’est étendue à l’Europe, à l’Asie et à d’autres régions. Les coutumes varient d’un endroit à l’autre, mais l’idée de se déguiser, de décorer des citrouilles et de demander des bonbons demeure commune.

Halloween est également devenue une fête commerciale importante, avec la vente de costumes, de décorations et de bonbons générant des milliards de dollars chaque année.

Halloween est une fête qui puise ses racines dans des traditions anciennes et variées, des Celtes aux chrétiens en passant par les immigrants irlandais et écossais en Amérique. Cette célébration a évolué au fil du temps pour devenir une fusion de coutumes et de folklore, renforcée par l’influence de la culture populaire.

Bien que l’aspect commercial d’Halloween soit indéniable, la fête conserve un lien avec son héritage spirituel et ses racines historiques. En fin de compte, Halloween continue de captiver les imaginations et d’apporter un mélange unique de mystère, de créativité et d’amusement à des millions de personnes chaque année. La célébration de cette fête incarne le pouvoir durable de la tradition et de la culture pour rassembler les gens autour d’une expérience commune, en dépit de leurs différences.

«Erzsébet Bathory : La Légende Sanglante de la Comtesse Vampire»

L’histoire d’Erzsébet Bathory, également connue sous le nom de la Comtesse sanglante de Hongrie, est l’une des légendes les plus sombres et controversées de l’histoire européenne. Erzsébet Bathory est née le 7 août 1560 dans une famille noble hongroise, les Bathory, dont l’influence s’étendait sur de vastes territoires en Hongrie et en Slovaquie. Elle était l’héritière d’une lignée puissante et avait tout pour mener une vie de privilège et de luxe.

Cependant, le destin d’Erzsébet Bathory a pris un tournant sinistre qui allait la marquer à jamais. Son histoire est entourée de mystères et de légendes, mais les faits historiques révèlent une image troublante de cette femme autrefois respectée.

Erzsébet Bathory était une belle jeune femme, connue pour sa grande intelligence et son éducation raffinée. À l’âge de 15 ans, elle épousa le comte Ferenc Nadasdy, un héros de guerre hongrois, et s’installa dans le château de Csejthe en Slovaquie. Son mari était souvent absent en raison de ses devoirs militaires, laissant Erzsébet Bathory avec une grande responsabilité pour gérer les terres et les domaines de la famille.

La légende sombre qui entoure Erzsébet Bathory commence à émerger pendant cette période. Selon les histoires populaires, elle aurait été obsédée par la jeunesse et la beauté éternelle. On prétend qu’elle croyait que le sang des jeunes filles pouvait lui donner ces qualités. C’est ainsi qu’elle aurait commencé à pratiquer des actes de cruauté inimaginables.

Il est important de noter que les preuves de ces actes sont principalement basées sur des témoignages de l’époque, qui étaient souvent sujets à la manipulation et à l’exagération. Les récits de la Comtesse sanglante ont été largement propagés par des rumeurs et des exagérations, et il est difficile de distinguer la réalité de la fiction.

Cependant, en 1610, les rumeurs ont atteint un niveau tel que le roi de Hongrie, Matthias II, a ordonné une enquête officielle. Les accusations contre Erzsébet Bathory comprenaient le meurtre de jeunes filles, la torture et la pratique de la sorcellerie. Lors de l’enquête, des dizaines de témoins ont été interrogés, et certains de ses serviteurs ont été jugés et condamnés pour leur complicité présumée dans les crimes.

En décembre 1610, Erzsébet Bathory a été déclarée coupable de meurtre, mais en raison de son statut de noblesse, elle n’a pas été exécutée comme la plupart des criminels de l’époque. Au lieu de cela, elle a été emprisonnée dans le château de Csejthe, où elle a vécu ses dernières années en isolement.

L’histoire d’Erzsébet Bathory a inspiré de nombreuses œuvres de fiction, notamment des films, des romans et des pièces de théâtre, qui ont amplifié sa légende sinistre. Cependant, il est important de noter que la véracité de ces récits est souvent remise en question par les historiens, et les détails précis de ses actes restent obscurs.

Certaines théories suggèrent que les accusations portées contre Erzsébet Bathory étaient en grande partie politiques, visant à discréditer sa famille et à s’emparer de ses vastes domaines. D’autres pensent qu’elle était une victime de sa propre réputation et de la peur qu’elle inspirait en tant que femme indépendante et puissante dans une société patriarcale.

Quoi qu’il en soit, l’histoire d’Erzsébet Bathory demeure l’une des énigmes les plus troublantes de l’histoire européenne. Elle incarne à la fois le pouvoir et la cruauté, et sa légende continue de hanter les pages de l’histoire, suscitant fascination et horreur à travers les siècles.

L’Étrange histoire du col Dyatlov

L’histoire tragique du col Dyatlov, également connue sous le nom d’incident Dyatlov Pass, remonte à l’hiver 1959 dans les montagnes de l’Oural en Russie. Cette histoire énigmatique a captivé l’imagination du public et suscité de nombreuses théories et spéculations au fil des années.

Un groupe de neuf randonneurs russes, dirigé par Igor Dyatlov, entreprit une expédition dans les montagnes du nord de l’Oural pour atteindre le mont Otorten. C’était un groupe expérimenté, composé de jeunes étudiants et diplômés passionnés par l’alpinisme et l’aventure. Cependant, leur voyage tourna au drame lorsque, au cours de la nuit du 1er au 2 février 1959, quelque chose de terrifiant se produisit.

Après avoir échoué à signaler leur retour comme prévu, une équipe de recherche fut envoyée pour localiser les randonneurs disparus. Ce qu’ils découvrirent défiait toute explication rationnelle. Les tentes du groupe furent trouvées déchirées de l’intérieur, et les randonneurs semblèrent s’être enfuis en urgence et en désordre, malgré les conditions glaciales.

Les corps des randonneurs furent retrouvés à différentes distances de la tente, certains pieds nus et partiellement vêtus malgré le froid intense. Des signes de traumatismes internes et externes inexplicables furent constatés sur plusieurs d’entre eux, évoquant la possibilité d’une force extrême et mystérieuse.

Les circonstances de leur décès donnèrent naissance à diverses hypothèses, allant des plus rationnelles aux plus fantastiques. Parmi les explications avancées figuraient une avalanche, une attaque animale, des tests militaires secrets et même des théories surnaturelles telles que des rencontres avec des extraterrestres.

Les enquêtes officielles conclurent finalement que les décès étaient dus à des «forces naturelles inconnues». Cependant, cette conclusion ne fit qu’ajouter au mystère. Au fil des ans, des investigations indépendantes et des réouvertures de dossiers ont généré de nouvelles spéculations et recherches, mais aucune explication définitive n’a été trouvée.

L’incident du col Dyatlov est devenu un phénomène culturel et a inspiré de nombreux livres, documentaires, films et discussions en ligne. Les théories sur ce qui a réellement causé la mort des randonneurs continuent de susciter l’intérêt et de diviser l’opinion.

En fin de compte, l’histoire du col Dyatlov demeure un mystère non résolu, un sombre rappel des mystères insaisissables que recèle parfois la nature. La tragédie continue de hanter les esprits, laissant derrière elle une aura d’incompréhension et de fascination pour les événements inexplicables qui se sont déroulés dans les montagnes enneigées de l’Oural en 1959.

Le Mystère du col Dyatlov (French Edition)

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La disparition des enfants Beaumont

Somerton Park, Australie du Sud, janvier 1966.   Jane, 9 ans, Arnna, 7 ans et Grant, 4 ans, quittent leur domicile pour aller passer la journée à la plage, mais ils ne rentreront jamais à la maison.

Le matin du 26 janvier 1966, les enfants Beaumont demandent à leur mère de se rendre à Glenelg Beach. Comme il faisait trop chaud pour marcher, ils ont fait un trajet en bus de cinq minutes et trois kilomètres entre leur domicile et la plage.  Les enfants ont pris le bus à 8 h 45 et devaient rentrer chez eux par le bus de midi.

Leurs parents Jim et Nancy Beaumont s’attendaient à ce que les enfants rentrent à la maison à 14h00.

Ne voyant pas les enfants arriver, Nancy s’inquiète.  Quand Jim rentre à la maison après son voyage vers 15h00, il se rend immédiatement à la plage qui est bondée.  Incapable de retrouver les enfants, il revient à la maison et commence à fouiller les rues et visiter les maisons d’amis.

C’est vers 17h30, que Nancy et Jim décident de se rendre au poste de police de Glenelg pour signaler la disparition de leurs enfants.

À 19h20, le bureau de police des femmes d’Australie du Sud signale la disparition des enfants.  Le père et la police effectuent une fouille plus approfondie de la plage.

20h40 – La police locale fouille l’estran de Brighton.  Ils fouillent également West Beach et Henley Beach à la recherche d’enfants.

21h50 – Les volontaires de l’escadron de sauvetage en mer proposent de fouiller le littoral de leur propre chef.

22h00 – La police vérifie avec le père qui rapporte qu’il a parlé avec des amis et des parents et ne peut pas localiser les enfants. Le père autorise la police à alimenter les radios en annonces publiques.

22 h 17 – Trois policiers rapportent qu’ils ont fouillé des navires à Boat Haven et sur les pelouses environnantes, les enfants n’ayant pas été aperçus.

Dans les jours qui suivent la disparition des enfants, des foules de personnes se rassemblent regarder la police dans leur recherche.

Des volontaires ont aidé la police dans ce qui a été la recherche à plus grande échelle de l’histoire de l’Australie-Méridionale.

Une femme a déclaré à la police qu’elle avait parlé avec trois enfants, dont la description était similaire aux enfants Beaumont, près du refuge vers 19h00 le jour de la disparition. Plusieurs cadets de la police et membres du groupe des opérations d’urgence ont fouillé la zone, mais rien n’a été trouvé.

La plage a été passée au peigne fin, les canalisations ont été vidangées et des centaines de témoins se sont manifestés.

Plusieurs témoins oculaires ont vu les enfants Beaumont jouer dans les arroseurs de la réserve de Colley avec un homme grand, blond et au visage mince qui semblait avoir la trentaine.

Un portrait-robot d’un homme blond a été produit.

La police a recherché l’identité de cet homme dans les mois et les années qui ont suivi la disparition, mais il n’a jamais été retrouvé.

Plus de 30 ans plus tard, en 1998, des liens ont été établis avec le présumé meurtrier d’enfants et délinquant sexuel en série Arthur Stanley Brown, qui correspondait à la description d’un homme blond au visage mince.

Il avait été arrêté et accusé du meurtre de deux sœurs en 1970 sur la Flinders Highway dans le Queensland. Il avait 86 ans au moment de son arrestation et sa photo était partout dans les médias.

Sa ressemblance avec le croquis de la police était indéniable.

La police sud-australienne a enquêté sur cette piste mais n’a trouvé aucune preuve concrète suggérant qu’il était impliqué dans la disparition des enfants Beaumont, ou qu’il se trouvait même à Adélaïde à l’époque.

En 2013, une enquête médiatique très médiatisée a nommé un homme d’affaires local d’Adélaïde, Harry Phipps, comme suspect potentiel.

Il a été accusé par son fils Haydn, qui avait 15 ans lorsque les enfants ont disparu et affirme les avoir vus dans sa maison familiale à Glenelg.

La maison Phipps était juste en haut de la route de la réserve de Colley où les enfants Beaumont ont été vus jouant avec un homme dans les arroseurs.

Deux ouvriers se sont également manifestés en disant que M. Phipps les avait payés pour creuser un trou sur le site d’une usine dans les jours qui ont suivi le 26 janvier 1966.

Cette information a conduit à une perquisition de l’usine New Castalloy dans la banlieue de North Plympton, qui appartenait autrefois à Phipps.

Les recherches n’ont rien révélé.

La police est revenue en 2018 et a fouillé le site, mais encore une fois, elle n’a rien trouvé reliant le site aux enfants disparus.

Bien que la recherche n’ait rien trouvé d’intéressant, il y a un nouvel espoir que ce mystère puisse être résolu un jour.

Les enfants Beaumont sont toujours portés disparus.

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L’homme qui venait de Taured

Nous sommes en juillet 1954. Un homme arrive à l’aéroport de Tokyo au Japon. Il est habillé comme un homme d’affaires, de manière conventionnelle.

Les douaniers vérifient son passeport et ils remarquent que l’homme est originaire d’un pays appelé Taured. Le passeport semblait authentique, à l’exception du fait qu’il n’y a pas de pays qui a pour nom Taured.

L’homme est interrogé et invité à indiquer où son pays est censé exister sur une carte.

Il pointe immédiatement son doigt vers la Principauté d’Andorre, qui est situé aux frontières de l’Espagne et de la France.  L’homme se met en colère et semble très confus. Il n’a jamais entendu parler d’Andorre et ne comprend pas pourquoi sa patrie de Taured n’est pas là. Selon lui, il aurait dû l’être, car il existait depuis plus de 1 000 ans !

Les douaniers ont trouvé plusieurs devises européennes différentes. Son passeport avait été tamponné par de nombreux aéroports à travers le monde, y compris lors de précédentes visites à Tokyo.

Déconcertés, les autorités de l’aéroport l’emmènent dans un hôtel local et le placent dans une pièce avec deux gardes à l’extérieur jusqu’à ce qu’ils puissent aller au fond du mystère. L’entreprise pour laquelle il prétendait travailler n’avait aucune connaissance de lui, bien que l’homme disposât de nombreux documents pour prouver son point de vue.

L’hôtel pour lequel il prétendait avoir une réservation n’avait jamais entendu parler de lui non plus. Les responsables de l’entreprise à Tokyo avec lesquels il était là pour faire des affaires ne le connaissaient pas non plus. 

Plus tard, lorsque la chambre d’hôtel dans laquelle il était détenu a été ouverte, l’homme avait disparu. La police a établi qu’il ne pouvait pas s’être échappé par la fenêtre – la pièce était à plusieurs étages et il n’y avait pas de balcon.

Il n’a jamais été revu et le mystère n’a jamais été résolu.

Légende ou vérité?

L’excentrique Sarah Winchester

Sarah Lockwood Pardee est née le 7 septembre 1839 à New Haven dans le Connecticut.  Le 30 septembre 1862, dans sa ville de naissance, elle épouse William Wirt Winchester, le fils unique d’Oliver Winchester, propriétaire de la Winchester Repeating Arms Company. Leur fille, Annie, voit le jour le 15 juin 1866, mais meurt quelques semaines plus tard, le 25 juillet 1866 d’une maladie infantile. Sarah Winchester tombe dans une profonde dépression après la mort de sa fille, et le couple n’aura plus d’enfant. Oliver Winchester meurt en 1880, rapidement suivi en 1881 par son fils William, des suites d’une tuberculose. Elle hérite donc de la moitié des parts de la Winchester Repeating Arms Company et perçoit un revenu de mille dollars par jour, une grosse somme pour l’époque.

La légende dira que Sarah Winchester s’était mise à croire que sa famille était traquée par les esprits, et qu’elle avait consulté des médiums pour savoir quoi faire. Un médium de Boston, lui aurait dit que les Winchester étaient traqués par les fantômes de toutes les personnes tuées par les carabines Winchester, et qu’elle devait se rendre sur la Côte Ouest des États-Unis afin d’y construire une maison pour elle et les fantômes, ajoutant que si la construction cessait un jour, elle mourrait.

En 1886, elle déménage à San Jose, Californie pour commencer une nouvelle vie. Elle a acheté une petite ferme de huit pièces et a lancé un petit projet de rénovation qui prendrait 36 ans et 5,5 millions de dollars (dans l’argent de l’époque), ne s’arrêtant qu’à sa mort en 1922.

Au moment où elle a terminé, le Winchester Mansion était une merveille moderne avec une plomberie intérieure, plusieurs ascenseurs, une douche chaude et le chauffage central. Il comptait plus de 160 pièces et 40 chambres, 10 000 fenêtres et même deux sous-sols. Bien sûr, ce n’est pas tout ce qui est unique dans la maison. Toutes les 2 000 portes ne peuvent pas être traversées – l’une mène à une chute de 8 pieds vers un évier de cuisine, une autre à une chute de 15 pieds dans des buissons dans le jardin en contrebas. Des escaliers mènent directement aux plafonds, des vitraux coûteux de Tiffany ont été installés dans des endroits où ils ne recevraient pas de lumière, et il y a plus de passages secrets que Narnia. Un plaisir particulièrement étrange est un cabinet qui, une fois ouvert, s’étend à travers 30 pièces de la maison.

Un tremblement de terre massif a frappé la région de la baie en 1906 et a renversé les trois étages supérieurs de la maison, endommageant les quatre autres étages avec elle. Certains disent que Sarah Winchester a pris cela comme un signe des esprits qu’elle était trop proche de l’achèvement et a ordonné que la moitié avant inachevée de la maison soit fermée. Bien qu’il soit ouvert maintenant, les signes de dommages causés par le tremblement de terre sont toujours clairement visibles.

En réponse aux allégations continues de rencontres fantomatiques et d’autres phénomènes paranormaux sur la propriété, au début des années 1990, la direction de Winchester a demandé à un parapsychologue et enquêteur paranormal nommé Christopher Chacon de mener une évaluation scientifique à grande échelle de la propriété. L’enquête d’un mois et 24 heures sur 24 comprenait l’interview de plus de 300 personnes concernant leurs expériences sur la propriété et l’analyse de tous les aspects de l’environnement pour tout phénomène inhabituel. En 2018, un film d’horreur a été réalisé sur la tristement célèbre maison et les esprits qui y vivent avec l’excellente actrice, Helen Mirren.

La malédiction de Sarah Winchester

Héritière d’une fortune colossale, Sarah Winchester (1839-1922) est persuadée que la richesse de sa famille est une malédiction.

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Le marquis de Sade

Le marquis de Sade, de son vrai nom Donatien Alphonse François de Sade, était un écrivain français du XVIIIe siècle, célèbre pour ses écrits érotiques et sa vie scandaleuse. Né le 2 juin 1740 à Paris, il est issu d’une famille noble et a passé une grande partie de sa vie en France, bien qu’il ait également été emprisonné dans diverses prisons et asiles.

La vie de Sade a été marquée par ses penchants pour le libertinage et les pratiques sexuelles déviantes. Il était obsédé par le pouvoir, le plaisir et la transgression des tabous sociaux et sexuels. Sade était connu pour sa vie dissolue, ses fréquentations avec des prostituées et son goût pour les orgies et les actes de cruauté.

En 1777, Sade a été arrêté pour des crimes sexuels et violents, notamment la sodomie et la séquestration. Il a été emprisonné à plusieurs reprises, notamment à la Bastille et à Charenton, un asile d’aliénés. Pendant son incarcération, Sade a continué à écrire des œuvres érotiques et philosophiques, dont les plus célèbres sont «Justine» et «Les 120 journées de Sodome».

Les écrits de Sade sont caractérisés par leur extrême explicité sexuelle, leur violence et leur exploration des limites morales et sociales. Ses idées et ses fantasmes étaient souvent considérés comme immoraux et dangereux par la société de l’époque. Ses œuvres ont été interdites et censurées pendant de nombreuses années.

Après la Révolution française, Sade a été libéré de prison en 1790. Il a brièvement occupé des postes politiques pendant la Révolution, mais ses idées radicales et son comportement immoral ont finalement conduit à son arrestation en 1801. Il a ensuite été emprisonné à l’asile de Charenton jusqu’à sa mort en 1814.

Bien que Sade ait été largement rejeté et marginalisé de son vivant, ses écrits ont acquis une reconnaissance et une importance considérables au fil des ans. Son nom est devenu synonyme de sexualité déviante et de cruauté, et il est considéré comme l’un des précurseurs du mouvement de libération sexuelle du XXe siècle.

Aujourd’hui, l’œuvre de Sade continue de susciter des débats et des controverses. Certains le considèrent comme un génie littéraire qui a remis en question les normes et les conventions de son époque, tandis que d’autres le voient comme un pervers immoral. Quoi qu’il en soit, le marquis de Sade reste une figure emblématique de l’histoire littéraire et culturelle française.